Jour de Marché – L’Hydratation: 2 ème marché de la para !
Crème visage ou crème corps : même combat… pas le même prix
Approchez-vous, c’est Jour de Marché.
Aujourd’hui, on parle d’un grand classique du rayon dermo-cosmétique : les crèmes hydratantes.
Et surtout d’une question existentielle : pourquoi ça coûte (beaucoup) plus cher pour le visage que pour le corps ?
🧴 Corps vs Visage : l’illusion du 50/50
Sur le papier, le marché est équilibré :
👉 50 % corps / 50 % visage en volume.
Mais dès qu’on regarde le chiffre d’affaires, la magie opère :
👉 62 % de la valeur est captée par le visage.
Pourquoi ?
Parce que le visage, ça se paie. Et cher.
🧴 Le prix, un outil de positionnement avant tout
Dans un marché ultra concurrentiel, le positionnement prix est une arme stratégique.
On retrouve toute la largeur du spectre :
- Entrée de gamme accessible : Laino
- Positionnement lisible et assumé : Ducray, avec un prix quasi unique autour de 18 €
- Portefeuilles larges et promos saisonnières : Caudalie, qui va chercher le consommateur à tous les étages
- Montée en gamme assumée : Erborian et l’influence K-beauty
Même promesse (hydrater), discours radicalement différent.
🧴 Le prix au kilo : là où tout bascule
Prenons deux produits emblématiques :
- Dexeryl corps : 14,90 €
- Avène Hydrance Riche visage : même prix facialement
Mais au kilo ?
👉 On passe d’environ 30 € / kg à… 370 € / kg.
Et là, une question s’impose :
Une crème visage coûte-t-elle vraiment 12 fois plus cher à produire qu’une crème corps ?
Spoiler : non.
🧴 Marketing 1 – Industrie 0
La différence se joue ailleurs :
- discours scientifique
- segmentation des usages
- ritualisation du soin
- perception du risque (“on ne met pas n’importe quoi sur son visage”)
Petit message aux fans du shampoing / gel douche / liquide vaisselle 3-en-1 :
👀 on vous voit.
💎 Et le très haut de gamme ?
On pensait avoir tout vu… jusqu’à :
- 1 300 € le kilo pour certaines crèmes premium
- puis 3 000 € le kilo pour des soins ultra-ciblés (contour des yeux, zones spécifiques)
À ce prix-là, on n’est plus très loin de la truffe noire du Périgord à Rungis en période de fêtes.
🔍 Ce que ça dit vraiment du marché
- Le prix n’est pas un frein, c’est un signal
- Le visage concentre la valeur, pas le volume
- Le conseil officinal est clé pour justifier l’écart
- Le panier dermo se joue sur la pédagogie autant que sur le produit
Elle est fraîche, ma data.
Et elle hydrate… surtout le chiffre d’affaires.
